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Visite guidée de l'Eglise en images

UNE SOUSCRIPTION POUR DES TRAVAUX DE RESTAURATION EST EN COURS

VOUS POUVEZ TROUVER TOUS LES RENSEIGNEMENTS

SUR VILLE DE CULTURE  - Patrimoine - l'Eglise Notre Dame du Bourg-Dun

Les dimensions de l'édifice

L’église mesure 50 mètres de longueur, 18 mètres de largeur, 24 mètres dans ses transepts et 14 mètres de hauteur.

La Grande Nef

Lorsque la nef principale se retrouva couronnée de la voûte, supportée naguère par ses robustes piliers que le malheur des temps a fait disparaitre (1795), elle présenta dans son ensemble cet aspect imposant et majestueux, qui est comme le cachet particulier de nos anciennes églises gothiques.

Telle qu’elle se présente aujourd’hui aux regards, cette nef se recommande de part la belle ordonnance de ses colonnes. Les chapiteaux sont surtout remarquables par les sculptures dont ils sont ornés. Ils sont de style roman, XIème  et XIIème siècles, quoique supportant des ogives d’un siècle plus récent. Jusqu’à la corniche du haut de la muraille s’élèvent des colonnettes du XIIIème siècle, terminées par d’élégants chapiteaux fleuris.

Jusqu’en 1896, une grande voûte de bois ornait la nef.


 La Petite Nef (Côté Nord)

Cette nef, vieux reste des temps passés, éclaircie par de petites fenêtres à plein cintre, n’est remarquable que par son antiquité.

 

Les Fonts Baptismaux

Les fonts baptismaux datent du XVIème siècle ; ils sont dans le style que l’on a désigné sous le nom de Renaissance ; leur forme est octogone, et sur chaque partie est sculpté l’emblème d’une vertu cardinale. Le couvercle, en bois de chêne, date du XVIème siècle et se met en pivotant de côté sur une barre de fer tordu d’un travail remarquable.

Découvrez vous-même les vertus cardinales :

- la prudence,

- la justice,

- la tempérance,

- la force,

- la foi,

- l’espérance,

- la charité

La 8ème face semblerait représenter la Vierge et l’Enfant.

 

Le Transept Nord

Ce transept est la plus vieille partie de l’église, et n’en est pas la moins remarquable aux yeux des connaisseurs. Voici la description qu’en a fait M.Vitet, de l’Académie française : « on trouvera, dit-il, certainement peu d’échantillons de cette belle architecture romane qui surpassent ce transept en noblesse, en grandeur, en majesté. L’ordonnance en est d’une simplicité remarquable. Trois grandes fenêtres en plein cintre, dont celle du milieu seule est à jour, dessinées toutes trois avec une pureté exquise, voilà le seul ornement de ce transept ; il est d’une simplicité, d’une chasteté toute monumentale. La série de colonnettes qui orne la muraille est aussi remarquable, et complète l’harmonie des proportions architectoniques de ce vieux débris des temps passés. »

 

 La Coupole

Quatre forts piliers, flanqués d’une multitude de colonnettes, supportent la lanterne du clocher, ou la coupole. Ici encore, l’œil remarque avec charme les fines sculptures des chapiteaux du XIIIème siècle. A l’entrée du chœur à droite et à gauche, on voit deux supports ouvragés comme de la dentelle, adossés aux deux derniers piliers. Ces supports, surmontés de statues, soutenaient au XVIème siècle un magnifique jubé en pierre, démoli en 1724. Les deux premières stalles du chœur et la gracieuse balustrade en bois qui en ferme l’entrée reposent sur la base du jubé.

L’autel installé par souscription paroissiale date de 1995. De cet endroit, vous pouvez également admirer le vitrail de la rosace (Ouest) datant de 1997, en remplacement de l’ancienne verrière.

 

 Le Chœur

Le Chœur est encore une des parties les plus anciennes de l’église ; il date du XIème et du XIIIème siècle. La colonnade nouvellement restaurée, qui court le long de la muraille du côté Nord, est une preuve évidente de la différence des époques de sa construction. Tandis que le plein cintre commence jusqu’à un tiers du chœur, l’ogive continue jusqu’à l’abside.

La première fenêtre est encore du XIème siècle, en partie bouchée par la sacristie ; la deuxième fenêtre est une simple et fine lancette du XIIIème siècle, la troisième fenêtre, chose remarquable, est terminée en anse de panier, ce qui est très rare au XIIIème siècle. Cette  dernière fenêtre a été récemment déshonorée par un arlequinage en verre peint.

L’abside était jadis éclairée par trois gracieuses fenêtres à lancettes, bouchées aujourd’hui et visibles seulement dans leur entier, à l’extérieur de l’église. On leur a substitué en 1696, l’admirable maître-autel, chef d’œuvre de sculpture sur bois, qui fait le charme des connaisseurs. Cet autel, déshonoré naguère par un badigeonnage de couleur brune, a été l’objet de tentatives de restauration dans son état primitif. Les mutilations qu’il a subies ne l’ont pas permis ; on s’est résolu à le dorer entièrement pour lui donner, avec un aspect riche et sévère à la fois, l’avantage de ne pas nuire par une couleur trop foncée à la perspective de l’église.

Parmi le mobilier du chœur, on voit dans le sanctuaire, adossée à un pilier, une jolie piscine de la Renaissance et une stalle curiale, œuvre admirable du XVIème siècle.

 

La Chapelle du Sépulcre




 
Cette chapelle a été faite au XVIème siècle. Les trois grandes fenêtres le long de la muraille, dans le style rayonnant, et la fenêtre qui éclaire l’abside sont aussi du XVIème siècle ainsi que la voûte.

Le vitrail du fond est moderne, il représente l’arbre de Jessé ou généalogie de la Sainte-Vierge.

 Cette chapelle est large, ouverte et gracieuse dans ses proportions. Deux grands piliers, donnant en partie dans le chœur et formant trois travées, offrent un beau spécimen du style gothique des dernières époques. Une statue moderne se situe près de l’autel sur un joli piédestal du XVIème siècle. La piscine, située au côté gauche de l’autel, est aussi remarquable par l’élégance de sa forme et la grâce de ses contours.

 

 Le transept sud

Ce transept est sans contredit la partie la plus riche, la plus travaillée, et peut-être la plus tourmentée de l’église. Admirez cette voûte d’une richesse de sculptures au-delà de toute imagination, dont les arcades, lancées en l’air, en dehors de la voûte, supportent par leur seule force une couronne aérienne, d’où  retombent une série de pendentifs en pierre, dont la finesse  de sculpture rivalise avec la dentelle la plus délicate.

Quel merveilleux travail dans ces socles qui soutiennent les statues, dans le dais qui les surmonte !

Examinez surtout le dais qui recouvre la tête de saint Michel, et le chapiteau d’une colonnette posé par-dessus.

Que peut-on voir de plus finement exécuté ?

Ce transept date de la fin du XVème siècle et du commencement du XVIème. Il y avait dans son enclave un sépulcre enlevé en 1793 ; on voit encore son entrée toute ornée de sculptures du style de la Renaissance, faites en 1523.

 

La Chapelle de la Sainte Vierge

  Les pilastres de l’entrée sont particulièrement remarquables par leur finesse d’exécution. La grande fenêtre qui l’éclaire est coupée par six meneaux supportant des flammes et des cœurs  refaits en 1378 pour remplacer une énorme et lourde barre de grès, dont la pesanteur avait fait fléchir l’arcade de l’entrée du sépulcre.

 La gracieuse piscine, proche de l’entrée du sépulcre, a été mutilée ; on voit dans sa partie supérieure un écusson, qu’on a pris en 1793 pour une armoirie, et que l’on a gratté. En y regardant de près, il contenait un cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs de la Sainte-Vierge. La statue de saint Adrien est en bois de chêne, d’une très bonne exécution, elle fut donnée en 1620 par le marquis Adrien d’Herbouville, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et colonel d’un régiment d’infanterie.

La Vierge de pitié de Montluçon actuellement en place, date de 1992, en remplacement du corps gisant du Christ dégradé par le temps.

 

La Petite Nef (côté sud)

Cette nef conduit directement vers la chapelle de la Sainte-Vierge parallèle au chœur. Elle a été construite au XVIème siècle.

On peut y remarquer les supports qui soutiennent contre la muraille les retombées des voûtes, ces supports sont sculptés avec la plus grande finesse ; celui du centre représente des oiseaux au milieu des fleurs becquetant des grappes de raisin  avec deux têtes de lions tenant un anneau dans leurs gueules.

 

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