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L'école

L’organisation actuelle de l’enseignement au sein de la commune du Bourg-Dun est le résultat d’un long cheminement.

Dès 1830, ce fut un legs généreusement effectué par une habitante du village voisin d’Ouville, Louise de Verton, qui permit l’ouverture d’une école destinée aux jeunes filles. L’enseignement était alors dispensé par une religieuse de la congrégation de Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

Très vite, la volonté d’édifier un bâtiment abritant à la fois la mairie et l’école se fit ressentir. Dans un premier temps, une dépendance du presbytère fut utilisée à cette fin. Cependant, devant l’insalubrité criante de ce bâtiment, les membres du Conseil municipal cherchèrent une alternative dès 1850.

La mise en vente en 1866 par un habitant du village d’un terrain situé le long de la route de Dieppe, en face de l’Eglise, fut l’occasion tant attendue de construire une nouvelle mairie-école. Les plans d’un bâtiment comprenant à la fois un logement pour l’instituteur, une mairie ainsi qu’une salle de classe (pour garçons) furent confiés à l’architecte dieppois Albert Dupont. Les travaux prirent fin en 1869, la première pierre ayant été posée le 16 juin 1868, et ce, en présence du baron Leroy, Sénateur et Préfet.

Concernant l’instruction des jeunes filles, le Bourg-Dun fit l’acquisition en 1878 d’un terrain appartenant à Florentin Grenier. Grâce à la générosité de Mme Morel, qui fit un important don à la commune, les travaux furent rapidement menés. L’enseignement des jeunes filles fut confié à sœur Sainte-Apolline, religieuse faisant partie de la Communauté de Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

L’enseignement des garçons se laïcisa assez rapidement. En effet, dès la Révolution, il fut confié à des laïcs. Toutefois, concernant l’enseignement des filles, les religieuses de la Communauté de Saint-Aubin près d’Elbeuf en assumèrent très longtemps la charge. Il faut attendre 1902 pour voir cet enseignement se laïciser. En effet, cette année 1902 voit l’arrivée au pouvoir d’Emile Combes, avec ses premières mesures visant à interdire aux congrégations religieuses d’enseigner. La loi en date du 7 juillet 1904 vient entériner ces nouvelles mesures. Dès lors, ce furent près de 2 500 établissements religieux qui furent contraints de fermer leurs portes.

Afin de faciliter l’organisation de l’enseignement, des classes de niveau furent mises en place entre les communes du Bourg-Dun, de St Aubin-sur-Mer, et de St Pierre-le-Vieux.

S’agissant de l’enseignement secondaire, le Bourg-Dun est rattaché depuis 1968 au secteur scolaire de Luneray.

Désormais, l’enseignement primaire est assuré au sein de l’école dite Pauline Kergomard (1838-1925), dans un bâtiment situé entre la mairie et l’espace Bernard Quesnel.

Il faut noter que nombre d’écoles portent aujourd’hui son nom, et ce, en hommage à son action en faveur de l’humanisation et de la modernisation de l’éducation. Principalement grâce à l’action de Mme Kergomard, on assista à la transformation des salles d’asile en écoles maternelles. Elle en fut inspectrice générale de 1881 à 1917. En 1898, celle-ci acquit une maison à Flainville où elle séjourna régulièrement.

 

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